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Hommage à Dave Greenfield : ma collection des Stranglers

Non Connecté manu2
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Posté le 22/05/20 à 19:20
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Bonjour à tous,

Après mon hommage à Mark Hollis et Rachid Taha, je vous présente ma collection des Stranglers. Ceci, suite au décès à cause du Coronavirus, le 3/05/20, de Dave Greenfield, le claviériste du groupe.

J'ai une collection quasi complète (il me manque juste un maxi !) sur les années 70 et 80, soit toute la période avec le chanteur Hugh Cornwell. Ce dernier quitte le groupe en 1990.

I - Les albums

Les Stranglers se forment en 1974 en Angleterre : Hugh Cornwell au chant, Jean-Jacques Burnel à la basse, Jet Black à la batterie, et Dave Greenfield au clavier. Ils ont du mal à trouver une maison de disques, et ce n'est qu'en 1977, en pleine vague punk, qu'ils sortent enfin leur premier album : IV Rattus Novergicus.
C'est un très bon premier album, très énergique, surtout à cause du chant de Cornwell. Les claviers, joués par le seul musicien professionnel du groupe, apporte un son différent des groupes punks du moment, et évite le côté souvent amateur de la concurrence. Des morceaux tels que "Sometimes", "Hanging around", "Peaches" avec son intro superbe et de suite reconnaissable, ainsi que le long et excellent "Down in the sewer" vont permettre à l'album de très bien se vendre en Angleterre. La pochette, très gothique, les place aussi à part dans le mouvement punk.

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L'intérieur de la pochette gatefold de "IV Rattus Novergicus" :

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Du coup, la même année, c'est déjà l'heure de leur second album : "No more heroes". Il a en fait été partiellement enregistré en même temps que "IV Rattus Novergicus". Le producteur de ces 2 albums, c'est Martin Rushent, bien connu des amateurs de new-wave, puisqu'il produira aussi le groupe "The Human League". Et donc pas étonnant aussi que les claviers soient bien mis en avant. L'album est donc la continuité du précédent, on retrouve d'ailleurs le rat sur l'insert dans la pochette, avec en titre phare "No more heroes".

L'insert recto/verso présent dans "No More Heroes" :

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Une vidéo assez hallucinante de leur passage à Top of The pops, où Jean-Jacques mime Hugh au chant, et où Jet joue de la batterie comme personne... D'ailleurs les caméras ne savent plus trop bien qui filmer... Seul Dave est imperturbable !



(à suivre)

Non Connecté manu2
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Posté le 23/05/20 à 17:44
En 1978, les Stranglers sortent déjà leur 3ème album en l'espace de 2 ans : "Black and white". C'est toujours Martin Rushent aux manettes. Mais le disque présente moins de morceaux évidents contrairement aux 2 précédents. "Nice'n'sleazy" se détache très nettement. Il y a aussi "Toiler on the sea", très entraînant. Et mention particulière au très sombre "Death and night and blood" dans le style du "Nightclubbing" d'Iggy. Avec une pochette bien évidemment en noir et blanc.

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En 1979, sort leur 1er album live, intitulé "Live x cert". Les morceaux changent pas mal en concert par rapport aux versions studio. Le disque regroupe plusieurs concerts, donc on perd un peu en unité de son, et en enchaînements, c'est dommage. C'est quasiment une compilation, puisqu'on va retrouver pas mal de titres du groupe qui ont contribué au début de leur succès. Les Stranglers avaient alors pour réputation d'être un très bon groupe de scène, avec quasiment à chaque fois (comme tous les autres groupes punks de l'époque), une bagarre générale dans la salle. L'album se clôt sur l'excellent morceau rock "Go, Buddy go".

L'intérieur de la pochette ouvrante de "Live x cert"

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Non Connecté manu2
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Posté le 24/05/20 à 17:59
Toujours en 1979, sort "The raven". Cet album est co-produit par Alan Winstanley, producteur entre autres de Madness et Bowie, et les Stranglers eux-mêmes. Les chansons s'inspirent principalement des pays visités lors de leurs différentes tournées. Le disque est enregistré en France.

Hugh Cornwell : "L'essentiel de la musique que nous écrivons est très nihiliste, c'est presque une hystérie dadaïste pour détruire toutes les formes de musique et créer quelque chose à partir des petits morceaux. Toute la black side de l'album Black and White est comme ça. C'est comme si nous avions pris les chansons, les avions brisées en miettes et créé quelque chose de neuf à partir de là. Et sur notre nouvel album nous avons développé encore davantage cette idée".

L'album sort avec une pochette en 2 versions : la normale (à gauche) et celle de toute beauté avec effet 3D (à droite).

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En 2004, on a droit à une réédition en picture disc, limitée à 2000 exemplaires.

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Non Connecté manu2
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Posté le 25/05/20 à 18:25
1980 : Les Stranglers entament la nouvelle décennie avec un album plutôt étonnant, puisque c'est un concept album, nommé "The gospel according to the men in black". Le thème est plutôt tordu : la théorie du conspirationnisme, mélangée avec celle de l'existence des aliens, et le tout relié à la bible. Il est à noter que le terme "Men in black" correspond à un titre expérimental issu de leur album précédent "The raven".

L'album s'ouvre sur un instrumental électronique et enlevé, façon valse d'antan ("Waltzinblack" ), explore quelques territoire sonores ("Manna machine" ), et quitte définitivement le punk. On a l'impression que les Stranglers se cherchent leur nouveau style, tout en lorgnant sur la new wave alors en plein boum.

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L'intérieur du gatefold de "The gospel according to the men in black" :

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En 1981, sort leur 6ème album : "La folie". Il contient le titre incontournable du groupe : "Golden brown". Un slow au rythme enivrant qui va contribuer à leur célébrité mondiale. Et le clavier de Dave y est pour beaucoup ! On trouve aussi le titre éponyme de l'album : un morceau lent, très noir, avec un texte dit en français par Jean-Jacques Burnel; normal, car il est français. Et ça raconte une histoire qui avait défrayée la chronique en son temps, à savoir un japonais qui avait tué sa petite amie pour la... manger !

C'est un très bon album, avec Tony Visconti, le producteur notamment de David Bowie, aux manettes.

Non Connecté manu2
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Posté le 26/05/20 à 18:57
1982 : J'ai 14 ans et voici "Feline", l'album qui m'a fait basculer dans l'univers des Stranglers. C'est un album new-wave, dont tous les titres sont mixés par Tony Visconti. Il y a une très belle unité entre les morceaux, et vu que c'est un album très calme, il n'a pas toujours plu aux fans de la 1ère heure. Le titre phare, c'est "Midnight summer dream", une très belle ballade. La pochette est juste magnifique ! En Angleterre, l'album sort avec un 45t bonus qui propose un seul et unique titre : "Aural sculpture". Ben, tien, le nom de l'album suivant...

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C'est en 1984 que sort "Aural sculpture", leur 8ème album. Celui-ci change encore de tempo pour lorgner vers la pop, grâce à l'ajout de cuivres. Les Stranglers n'ont semble-t-il pas décuvé d'une longue nuit blanche; pour preuve ce manifeste en français sur l'insert : "(...) Les musiciens de notre temps sont des putains et des charlatans, qui se servent de la science sans être des scientifiques et abusent de l'art sans être des artistes. Nous témoignons l'état de la musique. Ainsi soit-il." Et ça continue comme ça dans le délire... pour tenter d'expliquer ce qu'est "l'aural sculpture".

Le très bon titre "North winds blowing" sort du lot, mais je trouve l'album assez bancal et surtout peu original.

Non Connecté lolopod
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Posté le 26/05/20 à 22:15
Je ne connais les Stranglers que de nom mais cette très belle présentation fait envie

Non Connecté manu2
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Posté le 27/05/20 à 18:53

lolopod a écrit :
Je ne connais les Stranglers que de nom mais cette très belle présentation fait envie


Si jamais tu devais acheter un album, je te conseillerai sur la période punk "IV Rattus novergicus" et "No more heroes", et sur la période new wave "La folie" et "Feline". Et enfin, sur la période pop, "Dreamtime". Sinon, je vais prochainement présenter quelques compils qui peuvent aussi être un bon compromis.

En 1986, les Stranglers renouent avec le succès grâce à leur album "Dreamtime" et notamment le titre "Always the sun". C'est un album dans la continuité du précédent, plus pop, et selon moi plus réussi. Le thème de l'album est la défense des droits des aborigènes d'Australie, "Dreamtime" étant une de leur croyance. Un texte en anglais, peu clair, figure à l'arrière de la pochette pour expliquer cette prise de position.

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L'année suivante, un nouvel album live sort. Il s'intitule "All live and all of the night" en référence à l'inédit qui figure dessus (et qui est étrangement une version studio) : "All day and all of the night". C'est un très bon morceau rock, reprise des Kinks, qui m'a toujours fait penser au "Harley david son of a bitch" de Gainsbourg. C'est dommage qu'une fois de plus ça soit des extraits de concerts, dont le Zenith de Paris, et pas un concert complet. Cependant il y a beaucoup d'énergie, une excellente sélection de titres et un très bon son.

Sur la photo, c'est le pressage US avec une pochette totalement différente du pressage européen.

Non Connecté sudiste45
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Posté le 28/05/20 à 11:52
très belle présentation Manu. Pour ma part j'ai décroché à la période new-wave et je possède tous les LP de la période punk

Non Connecté manu2
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Posté le 28/05/20 à 18:23

sudiste45 a écrit :
très belle présentation Manu. Pour ma part j'ai décroché à la période new-wave et je possède tous les LP de la période punk


Je comprends tout à fait, car même si leur évolution se dessinait en arrière plan, leur musique a radicalement changé.

1990 : c'est l'année de leur dernier album, période Hugh Cornwell. "10", le nom de l'album, est également leur 10ème album. Sur la pochette, on peut voir tous les membres du groupe déguisés en politiciens et religieux de l'époque. On ne va pas se mentir : l'album est plutôt faiblard. "96 tears" est un des morceaux les plus agréables à l'écoute et sortira en single, le reste...

C'est Roy Thomas Baker qui produit l'album, pourtant un habitué, puisqu'il a notamment travaillé avec Queen. Mais là, c'est plutôt un gloubi boulga sonore assez indigeste. Heureusement, les Stranglers repartiront du bon pied, suite à l'arrivée du nouveau chanteur, Paul Roberts, pour l'album suivant en 1992.

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En Angleterre, histoire de gonfler les ventes, un picture disc est édité.

(à suivre)

Non Connecté manu2
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Posté le 31/05/20 à 18:33
II - Les compilations

En 1983 sort la 1ère compilation des Stranglers, intitulée "The collection 1977- 1982". C'est une excellente compil qui regroupe (presque) tous leurs succès : "Get a grip", "Peaches", "Duchess", "Golden brown"... ainsi que "La folie". A l'époque, je connaissais la chanson par coeur !

Bonsoir
Ton véhicule n'a pas l'air d'avoir de passager
Peux-tu: Veux tu me recevoir
Sans trop te déranger ?
Mes bottes ne feront pas trop d'echos dans ton couloir

Pas de bruit avec mes adieux
Pas pour nous les moments perdus
En attendant un uncertain au-revoir
Parceque j'ai la folie, oui c'est la folie
Il était une fois un étudiant
Qui voulait fort, comme en littérature
Sa copine, elle était si douce
Qu'il pouvait presque, en la mangeant
Rejeter tous les vices
Repousser tous les mals

Détruire toute beauté
Qui par ailleurs, n'avait jamais été ses complices
Parcequ'il avait la folie, oui, c'est la folie
Et si parfois l'on fait des confessions
A qui les raconter - même le bon dieu nous a laissé tomber

Un autre endroit, une autre vie
Eh oui, c'est une autre histoire
Mais à qui tout raconter ?
Chez les ombres de la nuit ?
Au petit matin, au petit gris
Combien de crimes ont été commis
Contre les mensonges et soit-disant les lois du coeur
Combien sont là à cause de la folie
Parcequ'ils ont la folie


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A droite, le test pressing.

Non Connecté manu2
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Posté le 01/06/20 à 10:30
En 1986, sort "Off the beaten track", une compilation de faces B de singles. On y retrouve l'excellent "Old codger", un blues chanté une fois n'est pas coutume par George Melly, le très bon "Go buddy go", les expérimentaux "Love 30" et "Yellowcake UF6", le génial "Walk on by" dans sa version intégrale de 6'22" qui met en valeur l'orgue de Dave, ainsi que le jazzy "Cruel garden". Tout cela prouve le talent des Stranglers qui ne se cantonnent pas à un style de musique, mais au contraire osent explorer et développer leur univers sonore, notamment pour les faces B.

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En 1989, une nouvelle compilation sort, nommée "Singles - The U.A. years". Sur 2 disques sont repris par ordre chronologique tous les singles sortis chez United Artists, soit tout le début de carrière du groupe de 1977 avec "Get a grip", jusqu'en 1982, avec "Strange little girl". C'est cette même année que les Stranglers quittent leur maison de disques "United Artists", qui vient d'être rachetée par Emi, pour aller chez son concurrent "CBS".

L'intérieur de la pochette "Singles - The U.A. years" :

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Non Connecté floyd71
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3889 messages
Posté le 01/06/20 à 10:57
belle présentation !
J'ai beaucoup écouté ce groupe plus jeune il ne me manquait plus que le deuxième album trouvé hier
Comme Sudiste j'ai décroché après la période new wave et comme pour beaucoup de groupes les 1er albums restent les meilleurs à mon avis...

Non Connecté stones72
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Posté le 01/06/20 à 13:38

Que dire de plus..
Allez... je ne m'en lasserai jamais...


A tout zazard .. si vous trouvez le maxi 45 trs original ..



Non Connecté manu2
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Posté le 02/06/20 à 18:10

stones72 a écrit :

Allez... je ne m'en lasserai jamais...


Je ne connaissais pas cette version, plutôt originale !


stones72 a écrit :

A tout zazard .. si vous trouvez le maxi 45 trs original ..



Merci pour la transition !

III - Les maxis 45 tours

En 1980, sort "Don't bring Harry". Harry, c'est le diminutif du mot "héroïne". Eh oui, les Stranglers, comme beaucoup de groupes, se sont laissés tenter... Hugh Cornwell fera d'ailleurs 2 mois de prison pour détention de drogue cette même année. En France, ce n'est qu'en 1987, que le maxi voit le jour, avec une version en français, chantée bien entendu par Jean-Jacques. Le titre est très mou. Heureusement, la face B, "Bear Cage" sauve le disque.

Harry et moi nous vivons dans un rêve
Avec un ami comme lui, pas besoin d'ennemi
Je n'sais pas quand l'aube viendra,
Peut-être pas aujourd'hui
C'est le problème quand Harry est là,
Il me force à jouer avec lui
J'aurais du refuser de rencontrer ce maudit
Il me tente tout en promettant les secrets de la nuit

Je n'sais pas quand l'aube viendra,
Peut-être pas aujourd'hui
Harry veut jouer toute la soirée
Je n'peux pas refuser

Viens pas avec Harry, je n'ai pas besoin de lui
N'amène pas Harry, je n'ai pas besoin de lui

Ah, tu connais Harry
Je vois ça bien par tes yeux
S'il y avait une fois de la vie,
Maintenant c'est compromis

Harry est le plus grand animal de luxe
Il veut mon corps et mon âme,
Il laisse le reste derrière

Ah, tu connais Harry
Je vois ça bien par tes yeux

Ne viens pas avec Harry, je n'ai pas besoin de lui
N'amène pas Harry, je n'ai pas besoin de lui.


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Au Japon, sort un maxi plus intéressant, qui propose la version en anglais et en français (???), ainsi que les titres "Wired", morceau bizarre dans lequel joue Robert Williams, le batteur de Captain Beefheart; "Sverige" sorti initialement uniquement en 45 tours en... Suède; l'inédit "Crabs" en live et toujours en live "In the shadows".

Non Connecté manu2
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Posté le 03/06/20 à 18:26
Toujours en 1980, "Bear Cage" fait l'objet d'une sortie en version longue de 6'30". Longue intro, final un peu répétitif, mais ça passe bien avec un très bon son. En face B, l'inédit "Shah shah a gogo" rallongé de 30 secondes par rapport au 45 tours, fournit un parfait complèment à la face A. Le disque est sorti avec la pochette perforée "United Artists", ainsi qu'avec la pochette "ours muselé", mais cette dernière est très dure à trouver.

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Tandis qu'au Japon, c'est "Who wants the world ?" qui fait la face A. Un titre assez enlevé, très sympathique. On retrouve les versions longues de "Bear Cage" et "Shah Shah a gogo", mais aussi la version instrumentale de "The meninblack". Pour clore le disque, la version single de "Bear Cage".

Non Connecté manu2
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Posté le 04/06/20 à 19:00
2 ans plus tard, c'est "Golden brown" qui fait l'objet d'une sortie en maxi. C'est un titre absolument génial, que la maison de disques ne voulait pas sortir en single ! Ce sont les membres du groupe qui ont fait pression. Dave Greenfield y joue pour l'occasion du clavecin. Ca sera le titre des Stranglers qui se vendra le mieux. En face A, la version album, et en face B, "Love 30", un titre expérimental qui semble mixé à l'envers.

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Extrait de "Feline", voici en 1983, "Midnight summer dream", dans une version longue et somptueuse de 10'35", mixée par Tony Visconti, tout comme l'était "Golden Brown". C'est un morceau qui prend son temps avec une longue intro, puis les paroles d'abord dites par Hugh Cornwell, avant d'être chantées. Personnellement, c'est un titre que je trouve sublime.
En face B, un inédit aux faux airs de "Golden Brown" et au titre très long : "(The Strange Circumstances Which Lead To) Vladimir & Olga (Requesting Rehabilitation In A Siberian Health Resort As A Result Of Stress In Furthering The People's Policies)". Oui, rien que ça !

Non Connecté manu2
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Posté le 05/06/20 à 18:49
La même année, et extrait du même album, c'est "Paradise" qui sort en maxi, uniquement en Angleterre. Le morceau est agréable, sans plus. Je trouve le chant très quelconque, et la composition musicale simplissime. On est vraiment à 1000 lieues de la production léchée de "Midnight...". En face B, 2 inédits : "Pawsher" sur un rythme calme et lancinant avec pour seul vocal le titre lui-même, et "Permission", un titre au rythme syncopé et aux accents reggae. Je ne vous cache pas, qu'on regrette alors, leur période punk, beaucoup plus énergique et créative.

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1er titre extrait de l'album "Aural Sculpture", en 1984, c'est "Skin deep". On relève le niveau avec un morceau léger, une voix bien mise en avant, et un rythme accrocheur. Il s'agit ici d'une version longue de 7'12" qui prolonge agréablement le titre original. En face B, 2 inédits : "Here & There", qui ne dénote pas et reste sympathique à l'écoute; "Vladimir & The Beast (part III)", un pamplhet à propos de la guerre en Afghanistan et de la consommation de hashish (!), aux fortes connotations russes...

Non Connecté manu2
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Posté le 08/06/20 à 18:43
2ème single, c'est "No mercy", ici dans sa version longue "cement mix". Un titre agréable, avec un mix respectueux de la version originale, qui rajoute quelques boucles ici ou là. C'est pas fou-fou, mais ça se laisse écouter. En face B, les traditionnels inédits : "In one door", un titre dans la tradition de ce que faisait alors les Stranglers, bien sympa; suivi de "Hot club", un instrumental principalement joué au clavier, qui ressemble à une démo d'un autre titre du groupe, mais j'arrive pas à trouver lequel...

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Toujours en 84, "Let me down easy" sort en 3ème single extrait d'Aural Sculpture. Sur la photo, c'est l'édition limitée avec 5 titres et un poster ! On retrouve le titre principal dans sa version longue de 6'30", un morceau cool et très plaisant. "Achilles heel" clôt la face A : plus rythmé, même si on ne va pas attrapper un infarctus . La face B commence par "Place de Victoires", qui est en fait l'instrumental de "Let me down easy", suivi de "Vladimir goes to Havana", l'habituel morceau russe, et "The aural sculpture manifesto" en dernier. Ce titre, principalement parlé, reprend en fait le texte qui figurait sur l'insert de l'album.

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Non Connecté manu2
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Posté le 09/06/20 à 18:23
1986, 1er single extrait de "Dreamtime" : "Nice in Nice". Un jeu de mot, et une photo réelle sur la pochette, pour témoigner d'un "raté" des policiers français lors d'un concert des Stranglers à Nice. Eh oui, le concert a tourné à la bagarre générale, et les flics dans la foulée, ont arrêté le groupe ! On a droit à la version "Porridge mix", histoire de recentrer la chanson sur l'Angleterre, et qui prolonge gentiment le titre initial. Le morceau est mixé par Ted Hayton, qui mixera aussi des titres de The Art Of Noise et Gail Ann Dorsey, la bassiste de David Bowie.
L'inédit, c'est "Since you went away", un morceau qui casse pas trois pattes à un canard, mais comme je le dis souvent pour les Stranglers, ça reste agréable à l'écoute.
En face B, on a droit à 2 extraits du concert donné au Zenith de Paris en 1985 : "Midnight Summer Dream" et "The european female".

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1986, c'est aussi le retour du succès pour les Stranglers avec le titre "Always the sun". Une chanson très optimiste qui nous annonce qu'il y aura toujours du soleil... à moins qu'en seconde lecture, ça soit plutôt un avertissement sur le mensonge qui nous entoure et dont il faut se méfier. La version "Hot mix" est étendue à près de 6 minutes de plaisir auditif.
En face B, l'inédit, c'est "Norman Normal", un titre sympathique, suivi de "Souls" en concert à Orléans en 1985, au son excellent. Quand on entend tous ces enregistrements live qui ont eu lieu, et pas un seul concert complet sorti en son temps, c'est bien dommage. Heureusement, les Stranglers se rattraperont bien plus tard.

Non Connecté manu2
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Posté le 11/06/20 à 18:36
Toujours en 1986, c'est "Big in America" qui a droit à une version 12", nommée pour la circonstance "Texas mix". Un remix simple et efficace, avec des paroles basiques et un rythme dansant. En face B, "Dry day" prend son temps et se laisse écouter sans déplaisir. On termine par "Uptown" une fois de plus extrait du concert d'Orléans de 1985.

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"Shakin like a leaf" vient clore en 1987 la liste des singles issus de "Dreamtime". Un morceau rock, dans sa version "Jelly mix" de seulement 2"34", remixé par Burnel, et c'est efficace. En face B, on retrouve l'inédit "Hitman", plutôt paresseux et mal produit, et heureusement la version live de "Was it you ?" pour finir sur une bonne note, issue d'un concert donné à Madrid en 1986.

La version limitée du maxi en Angleterre est accompagnée d'un poster.

Oh, comment qu'ils sont beaux !

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Non Connecté manu2
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Posté le 16/06/20 à 18:56
"Shakin like a leaf" donne lieu à un second maxi, intitulé "Official bootleg". C'est en fait l'enregistrement live du Zenith de 1985, une fois de plus saucissonné. On retrouve ensuite le mauvais "Hitman", et en face B, une longue interview d'Hugh Cornwell de 18 minutes, assez curieuse car avec des bruits de foule constants. C'est un disque original dans son concept, mais pas forcément indispensable. Il ne sort d'ailleurs qu'en Angleterre.

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Toujours en 1987, le single qui annonce l'album, c'est "All day and all of the night", ici dans sa version "jeff remix" de 4'31". C'est un très bon titre, que je trouve finalement plus efficace dans sa version 45t de seulement 2'30". Le remix est en effet un peu lourdingue : il manque de finesse dans sa construction.
En face B, 2 inédits : "Viva Vlad!" sur des airs de valse russe, et "Who wants the world ?", en live lors du festival de Reading d'août 1987.

Non Connecté manu2
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Posté le 17/06/20 à 18:16
A gauche, le promo US de "All day and all of the night", avec en face A, la version single, et en face B, la version remix.

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En 1988, sort un maxi avec 3 titres, tous extraits de l'album "All live and all of the night" : Exit les habituels inédits ! On retrouve "Strange little girl", "Golden brown" et "Was it you ?". Ce maxi sort également avec la même pochette, mais avec "No more heroes" à la place de "Strange little girl".

Non Connecté manu2
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Posté le 18/06/20 à 18:47
On continue dans les resucées de succès du groupe avec "Grip" qui ressort en 1989 dans une nouvelle version "Grippin stuff mix". Etait-ce réellement utile ? Ca ne dénature pas trop le titre original, mais il était parfait tel quel. Ensuite, on peut écouter la version single 89, puis en face B, 2 anciens titres du début des années 80 : "Waltzinblack" ainsi que "Tomorrow was the hereafter" qui rappelle un peu dans sa construction "Old codger".

Et pour clore cette décennie, un autre maxi sortira encore (mais que je n'ai pas); c'est une compile de 3 titres enregistrés live à la BBC en 1982 : "The man they love to hate", "Nuclear device / Genetix" et "Down in the sewer". Ou comment faire du neuf avec du vieux.

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Voici venue 1990, l'année de sortie du dernier album avec Hugh Cornwell. 1er single, c'est l'accrocheur "96 tears". Même si le titre n'est pas révolutionnaire, puisque c'est une reprise du groupe Question Mark, il a le mérite de respecter l'original et de relancer un peu la carrière des Stranglers.
Sur ce maxi, on a droit à une version "The tearaway mix" de 5 minutes, vraiment très bonne, qui s'amuse à décomposer le morceau. La face B renoue avec les inédits : "Instead of this" assez paresseux, et "Poisonality" plus dynamique.


Non Connecté manu2
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Posté le 19/06/20 à 18:08
2ème et dernier single extrait de "10", c'est "Sweet smell of success". Ben, on va dire que le succès est à ce moment là plutôt derrière eux ! Le maxi présente le titre dans sa version album : ça fait le job, et ça aurait sûrement pu marcher 10 ans plus tôt. Mais là, nous sommes en 1990, et autant les Stranglers ont su prendre le tournant musical nécessaire en 1980, autant là, ils se répétent et n'évoluent plus.
En face B, c'est pire ! Il s'agit pourtant de 2 inédits : "Motorbike" insipide à souhait, et "Something" un genre de slow sirupeux et soporifique.

La version "limited" propose en bonus, un encart qui reprend l'illustration de l'album.

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Non Connecté stones72
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Posté le 19/06/20 à 20:07
Bravo +
J'ai fait des recherches concernant la version ' Mexicaine ' de Golden Brown...
Un grand mystère ( pour moi ... ) :
Golden ..
EP 4 titres .. Pas d'éditions ( a ma connaissance .. ) uniquement téléchargeable !!
+ que dommage !!!
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