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Hommage à David Bowie : ma collection de vinyls

Non Connecté manu2
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Posté le 11/06/21 à 19:26

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Voici un article qui me tenait à coeur : rendre hommage à ce grand artiste qu'a été David Bowie, lui qui a bercé ma jeunesse de nombreux tubes. Tour à tour peintre, mime, acteur de théâtre, acteur de cinéma, auteur, musicien et bien sûr chanteur, David Bowie a mené une carrière exceptionnelle, non exempte de hauts et de bas. C'est ce que nous allons explorer, via sa discographie, sur les années 70 et 80.

David Robert Jones, naît le 8 janvier 1947 à Londres. Il va très tôt s'intéresser à la musique, encouragé en cela par ses parents. Et dès 1964, il sort son 1er 45 tours, accompagné par le groupe King Bees. Mais il va aller d'échec commercial, en échec commercial au gré des différents groupes qu'il intégrera. En 1968, il sort son premier album, sous le nom de David Bowie...

I - Les albums

Son premier album est dans l'air du temps : une musique pop légère, avec un chant appliqué et plutôt monotone. Aucun titre ne sort réellement du lot, et pire, l'album est très fade face aux hits de l'époque : "On the road again" de Canned Heat, "Night in white satin" des Moody Blues ou encore "Jumpin Jack Flash" des Rolling Stones. Bref, c'est un raté qui passe complètement inaperçu. Publié chez Deram, la maison de disques ne renouvelle pas son contrat.

Je vous présente ici la réédition de 2010, qui a la particularité de présenter l'album en 2 disques : une version mono, et une version stéréo.

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L'intérieur de la pochette ouvrante, avec sur la gauche, la reproduction de l'album original :

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En 1969, grâce à un 1er succès sorti en single, le légendaire "Space Oddity", David Bowie va pouvoir sortir un nouvel album, intitulé sobrement "David Bowie", chez Philips cette fois-ci. Et même si c'est encore un échec commercial, c'est néanmoins un bon album qui lorgne vers la musique folk. L'aspect "enfantin" du 1er album a définitivement disparu grâce à la voix de Bowie qui s'affirme davantage, une musique plus variée et des textes plus recherchés.

Ground Control to Major Tom
Ground Control to Major Tom
Take your protein pills and put your helmet on
Ground Control to Major Tom (ten, nine, eight, seven, six)
Commencing countdown, engines on (five, four, three)
Check ignition and may God's love be with you (two, one, liftoff)


Et tout comme son personnage de Major Tom, la carrière de Bowie ne va pas tarder à décoller...

L'intérieur de la pochette ouvrante de la réédition de 2015 :

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Non Connecté manu2
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Posté le 14/06/21 à 19:27
C'est en 1970 que paraît le 3ème album de David Bowie : "The man who sold the world". Emporté par la guitare de Mick Ronson, c'est un album résolument rock. Les paroles sont plus graves, avec des thèmes autour de la folie ("All the madmen" ), ou de la mort ("Running gun blues" ). Les ventes restent cependant faibles, malgré le fait que c'est un bon album.

A gauche, la réédition UK, alors que sur la 1ère édition, Bowie avait fait sensation, posant en robe.

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"Hunky Dory" sort l'année suivante, sur un label sur lequel David vient de signer : RCA. Album produit par Ken Scott et Bowie, il met en avant le piano joué par Richard Wakeman. Bowie note sur les crédits du disque, non sans humour : "I played the less complicated piano parts (inability)". Au travers de ses chansons, le disque rend hommage à plusieurs personnalités appréciées par Bowie : Bob Dylan, Andy Wharol...


Non Connecté baskerville
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Membre Disque Platine
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Posté le 14/06/21 à 20:26
Je me permet de mettre la photo de la pochette original UK; (en fait c'est la photo de la pochette de la réédition Parlophone de 2016)
Cette photo est splendide!!

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Et puis la pochette de la 1ère édition US …

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… Qui aurai dû être la pochette originale pour le monde entier et l'album aurait du s'appeler "Metrobolist" …

Album qui est sorti en 2020 grâce à Tony Visconti:

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… Pour les inconditionnel (comme moi) je recommande la lecture de Rainbowman (en 2 tomes, 1600 pages de mémoire)

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Tout sur son travail, rien sur l'homme!

Pour connaitre le bonhomme, only one way:

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Non Connecté hugh
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Posté le 15/06/21 à 18:40
Et moi qui pensait que l'homme de Rainbow, c'était Ritchie Blackmore...

Non Connecté manu2
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Posté le 16/06/21 à 19:35
Merci pour ta participation, baskerville ! Je ne connaissais pas "Metrobolist". Ta somme sur Bowie, Rainbowman, qu'on aurait aussi pu appeler le Caméléon, semble passionnante. A la fin de l'article, je parlerai aussi des quelques livres que je posséde, plus généralistes, sauf le "Any day now" sur les années 60 / début 70.

N'hésite pas à compléter au fur et à mesure !

Je répare d'abord un oubli dans le précédent post, le poster dans l'album "The man who sold the world" :

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"The rise and fall of Ziggy Stardust and the spiders from Mars" paraît en 1972, et c'est l'album de la reconnaissance. Le 1er titre, "Five years", donne le ton : album musicalement plus abouti, parfois jazzy grâce au saxophone de Bowie, parfois rock grâce à la guitare de Mick Ronson, le tout avec de très bons arrangements. Et surtout on sent enfin David plus à l'aise avec le chant. L'album est très varié et surprend de titre en titre, que ça soit l'original "Starman", le pêchu "Ziggy Stardust", ou encore "It ain't easy" avec ses choeurs; sans oublier le sublime "Rock'n'roll suicide" qui clôt l'album. David Bowie s'est enfin trouvé : pour mieux appréhender la scène et les médias, il est "Ziggy Stardust", le personnage de ses chansons.

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En 1973, sortent quasi simultanément "Aladdin Sane" et "Pin-ups". Ce dernier est un album de reprises. David Bowie a "tué" Ziggy Stardust, en l'officialisant lors d'une prestation scènique. Il cherche maintenant à partir vers d'autres horizons sonores. Personnellement, j'ai beaucoup de mal à apprécier cet album, avec une musique souvent lourdingue et un chant appuyé. Mais en même temps, je ne connais souvent pas les titres originaux... En tout cas, "See Emily play" de Pink Floyd est saccagé...

L'insert recto/verso présent dans "Pin-ups" :

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Non Connecté baskerville
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Membre Disque Platine
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Posté le 16/06/21 à 20:42
Je te trouve assez dur avec cet album de reprises…!!
… et particulièrement sur le morceau des Pink Floyd.
Personnellement j'aime bien cet album, je regrette juste que la chanson de Brel "Amsterdam" n'est pas été intégré à l'album.
La traduction de Mort Shuman est proche de l'original et magnifiquement interprété par Bowie.
On trouvera cette chanson en face B d'un 45 tours.

Sorrow/Amsterdam

Bowie avait comme passe temps la peinture (artistique pas en bâtiment!! . Il ne se considérait pas comme bon peintre mais ça le détendait. Dans les années 90/2000 il les vendait sur son site internet: il les vendait vraiment pas cher et j'aurai bien aimé acheter une toile mais aucune ne m'a plu.
Cette semaine une vente au enchère en ligne d'un de ses tableaux (mise à prix 9000$) était déjà mardi soir à 17 000$: la vente se termine jeudi soir.

vente tableau de Bowie

Non Connecté manu2
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Posté le 21/06/21 à 19:49
Oui, j'aime beaucoup la version d'Amsterdam par Bowie, que j'ai en 45 tours. Elle est présente aussi sur la compilation "Rare" dont je parlerai un peu plus tard.

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"Aladdin Sane", c'est l'autre album de l'année 1973. Je retiendrai surtout 3 titres de ce bon album : Le titre éponyme, avec son piano fou, "Cracked actor" avec ses paroles osées :

Crack, baby, crack,
Show me you're real
Smack, baby, smack, is that all that you feel
Suck, baby, suck,
Give me your head


...et surtout "The Jean Genie" au rythme pré-Nightclubbing d'Iggy. L'album sera disque d'or aux Etats-Unis, ainsi qu'en Angleterre.

L'intérieur de la pochette ouvrante :

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L'année suivante, paraît "Diamond dogs". Et comme Bowie aime faire parler de lui, la 1ère pochette sera interdite, puisqu'il apparaît en chien, le sexe à l'air... Exit Mick Ronson à la guitare, c'est désormais Bowie qui va en jouer. Encore de très bons titres, dont notamment "Rebel rebel", très entraînant, et "1984", superbement interprété. A ce sujet, et je viens de le découvrir, Bowie avait eu pour ambition de transcrire l'oeuvre d'Orwell en musique. Faute d'autorisation, il ne restera que 2 titres de ce projet : "1984" et "Big brother".

La magnifique pochette ouvrante de "Diamond dogs".

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Non Connecté manu2
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Membre Disque d'Or
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Posté le 22/06/21 à 19:27
David Bowie est décidément très prolifique : en 1974, l'album "Young americans", enregistré aux USA, voit le jour. Bowie oriente désormais sa musique vers la funk et la soul. Ceci représente un sacré virage pour lui, qui oscillait jusque-là entre pop, glam et rock. Le titre d'ouverture, qui a donné le nom à l'album, excelle avec ses choeurs qui reprennent le refrain "All night she wants a young American", annonçant ainsi la couleur musicale du disque. Je retiendrai aussi "Fame", un funk minimaliste et génial qui clôt magistralement l'album, enregistré avec la participation de John Lennon !

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1976, Bowie, bien que maladif, car sous l'emprise de la cocaïne, joue l'acteur principal dans le film "L'homme qui venait d'ailleurs", et sort l'un de ses meilleurs disques : "Station to station". La face A ne contient que 3 titres, mais quels titres ! "Station to station", un morceau de 8 minutes, auquel Kraftwerk rendra hommage dans sa chanson "Trans Europ Express", est tout simplement génial. Rythmique soignée, voix assurée, pour une balade ferroviaire dans laquelle Bowie se met en scène sous le personnage du "Thin white duke". "Golden years", entre funk et glam, met en valeur les différentes tessitures de la voix de Bowie. Enfin "Word on a wing", plus calme, achève admirablement cette première face du disque.

"In this age of grand illusion
You walked into my life
Out of my dreams
I don't need another change
Still you forced your way
Into my scheme of things"


Autre perle, "Wild is the wind", en face B, une superbe chanson d'amour, très romantique.

"Give me more
Than one caress
Satisfy this
Hungriness
Let the wind
Blow through your heart
For wild is the wind
Wild is the wind"



Non Connecté manu2
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Posté le 23/06/21 à 19:44
En 1977, exit la période US. David Bowie s'installe d'abord en France, puis en Allemagne, où il va commencer sa célèbre trilogie berlinoise. 1er album à paraître : "Low". Cependant, on peut retrouver plusieurs analogies avec l'album précédent : la pochette d'abord, elle aussi tirée du film "L'homme qui venait d'ailleurs", ainsi que les musiciens (Carlos Alomar, George Murray et Dennis Davis). Mais il y a 2 changements de taille, avec le retour de Tony Visconti, qui deviendra son producteur attitré, et la présence de Brian Eno aux synthés. Et un troisième avec ce changement de vie pour Bowie, à l'image du titre "A new career in a new town". On retrouve sur ce disque des morceaux à la production léchée, très courts, sauf pour le superbe "Warszawa" de 6 minutes quasi instrumentales.

Sur la photo, 2 pressages canadiens qui sonnent super bien !

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On reste en 1977, pour le second album de cette trilogie, et quel album ! "Heroes", qui contient le titre éponyme culte, mais aussi "V-2 Schneider", en hommage à Florian du groupe Kraftwerk, le magnifique "Sense of doubt", très Eno-esque, ainsi que le dansant "Beauty and the beast" qui ouvre la face A. On peut aussi noter la présence de Colin Thurston aux manettes, qui produira un peu plus tard nombre de groupes new-wave, tels que Talk Talk, Duran Duran et Kissing the pink.

I, I will be king
And you, you will be queen
Though nothing will drive them away
We can beat them, just for one day
We can be Heroes, just for one day


Non Connecté baskerville
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Posté le 23/06/21 à 21:50
J'ai également le pressage canadien de "Heroes" et en effet il sonne très bien! Sur ce pressage la chanson "Heroes" est entièrement chantée en anglais.
Sur le pressage français elle est partiellement chantée en français … et sur le pressage allemand …

Non Connecté baskerville
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Posté le 26/06/21 à 17:16

baskerville a écrit :

Bowie avait comme passe temps la peinture (artistique pas en bâtiment!! . Il ne se considérait pas comme bon peintre mais ça le détendait. Dans les années 90/2000 il les vendait sur son site internet: il les vendait vraiment pas cher et j'aurai bien aimé acheter une toile mais aucune ne m'a plu.
Cette semaine une vente au enchère en ligne d'un de ses tableaux (mise à prix 9000$) était déjà mardi soir à 17 000$: la vente se termine jeudi soir.



Finalement ce tableau de Bowie (acheté 5 $ aux puces) a été adjugé à 108 000$!!
Si j'avais su!!!

Non Connecté manu2
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Posté le 06/07/21 à 19:25
En 1978, nouveau projet pour David Bowie : RCA lui demande de raconter l'histoire de "Pierre et le loup" sur un fond musical classique joué par le Philadelphia Orchestra et dirigé par Eugène Ormandy. C'était à l'origine une composition de Sergei Prokofiev de 1936 !

La face B est juste là pour compléter, car il s'agit d'un morceau de musique classique créé par Benjamin Britten, et interprété par le Boston Pops Orchestra. Donc, plus rien à voir avec Bowie !

Le pressage canadien de 1978, en vinyl vert sombre :

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Non Connecté jimi
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Posté le 06/07/21 à 19:49
Prokofiev : Pierre et le loup à faire écouter à tous les enfants du monde !

Non Connecté manu2
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Posté le 08/07/21 à 20:07
En 1979, David Bowie clôt la trilogie berlinoise en sortant "Lodger". Le coeur n'y est plus trop, et ça se ressent. Bien que la pochette soit très réussie, il y a moins de titres marquants, ou du moins efficaces dès la 1ère écoute. Le disque a été enregistré sur une longue période, entre tournage de film et tournée pour Bowie, dans 2 studios différents. "Boys keep swinging" et "Look back in anger" tirent leurs épingles du jeu néanmoins. C'est à mon avis, l'album le plus faible issu de la trilogie. Cependant, David Bowie rejoindra Brian Eno beaucoup plus tard, en 1995, pour la réalisation du superbe opus "1-Outside", qui reste mon album préféré.

La pochette avec son insert :

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L'intérieur de la pochette ouvrante :

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L'extérieur de la pochette ouvrante :

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Non Connecté jimi
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1735 messages
Posté le 09/07/21 à 12:51
Merci de ce long post manu2 que je suis depuis le début

Je trouve cet album original étrange teinté de musique Africaine sur le premier exemple

Ces trois morceaux choisis trottent dans la tête facilement.

2 Remarquables





Etrange


Non Connecté lolopod
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Posté le 09/07/21 à 13:26
Lodger reste un bon disque mais il souffre forcément de la comparaison avec les deux premiers , en tout cas merci Manu pour ce post sur Bowie , j’ai appris plein de choses !!
Pour ma part mon disque préféré reste Station to Station que tu as présenté un peu plus haut .
Ence qui concerne les plus récents j’ai un faible pour Heather

Non Connecté manu2
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Posté le 12/07/21 à 19:34

lolopod a écrit :

Ence qui concerne les plus récents j’ai un faible pour Heather


Oui, j'aime bien aussi Heathen.

"Scary Monsters... and super creeps" sort en 1980. Il est enregistré à New-York, dans le même studio, où simultanément Bruce Springsteen enregistre "The river". Du coup, le pianiste Roy Bittan, du E-Street Band, va être embauché par Bowie pour ses propres sessions. C'est un excellent album, dont je retiendrais notamment les 3 titres à la suite sur la face A : "Scary monsters", avec la voix sépulcrale de Bowie et la guitare déjantée de Robert Fripp, "Ashes to ashes", un titre désenchanté qui se veut la suite de "Space Oddity", et "Fashion", un funk puissant taillé pour les clubs. Bowie écrit la musique, les paroles et participe à la production en compagnie de Tony Visconti.

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En 1983, Bowie clame à qui veut l'entendre qu'il veut enfin gagner de l'argent ! En effet, son contrat avec son ancien manager Tony Defries, bien que rompu en 1975, permettait à ce dernier de toucher des royalties jusqu'en 1982 ! Bowie veut donc repartir de 0 : nouvelle maison de disques avec Emi, nouveau producteur, avec Nile Rodgers, et nouveaux musiciens. Tout cela aboutit à un excellent album qui va propulser Bowie super star : "Let's dance". Le titre éponyme va se vendre à des millions d'exemplaires, et assurer le triomphe de la tournée qui va suivre.


Non Connecté manu2
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Posté le 14/07/21 à 16:53
L'année suivante, paraît "Tonight". Un album très éclectique, et même beaucoup trop, car on s'y perd. Entre le reggae de "Don't look down", avec la voix étrangement mixée en arrière, le rock de "I keep forgetting", et le funk de "Dancing with the big boys", on est balloté de gauche et de droite sans être jamais conquis. La production de Hugh Padgham, souvent assez lisse, n'arrange rien. Heureusement, des titres comme le superbe "Loving the alien", ou "Tonight", qui sera plus tard repris avec Tina Turner, sauvent l'album.

A gauche, le picture disc de "Let's dance" :

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Non Connecté manu2
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Posté le 15/07/21 à 18:52
"Never let me down", le 17ème album de David Bowie, sort en 1987, et continue la descente créative amorcée avec "Tonight". A la fois la production, la musique et les arrangements pêchent. Et pourtant, le disque est produit par Dave Richards, qui a notamment beaucoup collaboré avec Queen. Mais le résultat est la voix de David noyée dans une instrumentation sonore pauvre et clinquante. Je retiendrais quand même 2 titres : "Time will crawl" et "'87 and cry".

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En 1989, virage à 180° : David Bowie, conscient de ses erreurs, décide désormais de s'entourer d'un groupe, et va nommer ce nouveau projet "Tin Machine". L'album éponyme s'ouvre sur un excellent blues : "Heaven's in here", et laisse donc présager du meilleur... qui n'arrivera pas ! En effet, Bowie retombe dans ses travers : musique lourde et peu inspirée, voix parfois hors tempo, reprise du "Working class hero" de Marianne Faithfull, massacrée...

Ainsi s'achève la présentation des albums de David Bowie sur la période 70-80. Par la suite, un 2ème album de "Tin Machine" va sortir, puis retour en solo, pour de très bons albums...

A suivre : les compilations !

Non Connecté baskerville
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Posté le 15/07/21 à 19:15
Marianne Faithfull a fait une reprise magnifique de "Working class hero" mais la composition est de John Lennon

Non Connecté manu2
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Posté le 16/07/21 à 18:49

baskerville a écrit :
Marianne Faithfull a fait une reprise magnifique de "Working class hero" mais la composition est de John Lennon


Tout à fait !

II - Les compilations

Il y a eu pléthore de compilations de Bowie. Je ne vais mentionner que celles que je possède en vinyls sur la période 70-80.

Tout d'abord, celles qui reprennent les premiers titres. Elles sont éditées sur le label DERAM / DECCA, celui-là même qui a lâché Bowie à ses débuts et qui doit bien le regretter ! On y retrouve donc des titres extraits de son premier album et premiers 45 tours, tels que "Uncle Arthur" et "The London boys", des morceaux qui ne feraient pas de mal à une mouche !

Ici, le même disque sorti en 1973, en pressage anglais à gauche, et en pressage français à droite.

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Non Connecté manu2
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Posté le 19/07/21 à 22:26
On ne va pas se mentir, l'intérêt des compils se limite parfois au seul fait d'avoir une belle pochette. C'est le cas, avec cette édition française, toujours chez Decca, dans la série "Impact". On a toutefois quelques titres non présents sur les compils précédentes, tels "Did you ever have a dream", ou "Please Mr Gravedigger".

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En 1984, sort en Allemagne, "Fame and fashion", une compilation beaucoup plus intéressante, avec de nombreux tubes : "Space oddity", "Starman", "1984", "Golden years", "Heroes"... mais pas les derniers de l'époque, tels "Let's dance" ou "China girl". Il faut bien vendre aussi l'album ! Toutefois, ça permet aux jeunes de rattrapper leur retard. On notera la photo récente sur la pochette qui ne correspond pas aux titres du disque !


Non Connecté manu2
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Posté le 21/07/21 à 19:49
En 1976, puis maintes fois rééditées, sort dans les bacs, une double compilation intitulée "Changes One Bowie" et "Changes Two Bowie". Cette dernière est en fait le tout 1er disque de Bowie que j'ai eu, alors que j'avais une quinzaine d'années, offert par mon oncle, en même temps que 2 Pink Floyd. Et ces 3 disques étaient tout simplement mes 3 premiers disques vinyls ! Mon 1er pas dans la collection...

On retrouve sur ces 2 disques très bien présentés, avec la typographie de "Station to Station", une flopée de succès : "Ziggy Stardust", "Rebel rebel", "Golden years", "Starman", "Fashion", "Wild is the wind"...

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Non Connecté manu2
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Posté le 23/07/21 à 19:08
En 1981, "Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée" sort au cinéma, adapté d'un best-seller. C'est David Bowie qui en assure la BO; il y interprète par ailleurs son propre rôle. Par contre, pas de titre créé spécialement, seulement d'anciens succès ! On peut retrouver Heroes chanté en allemand, l'instrumental "Sense of doubt", "Station to Station"... soit une compilation des 3 albums de la période berlinoise de Bowie.

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Toujours en 81, une nouvelle compilation Decca sort, intitulée "Another face". Elle reprend les titres chantés par Bowie entre 1964 et 1970 en respectant la mode de l'époque qui voulait que certains titres mono soient remixés en stéréo (tout comme, un peu plus tard, certains films noirs et blancs devaient être colorisés... Bref...). La compil propose aussi des titres plus rares, car sortis uniquement en 45 tours, notamment "Liza Jane", le tout 1er 45 tours de Bowie, sorti sous le nom de David Jones, avec son groupe The King Bees.

Non Connecté manu2
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Membre Disque d'Or
1291 messages
Posté le 26/07/21 à 19:05
"Golden years" sort en 1983 et fait sa compilation radine : seulement 9 titres pour 36 minutes ! Heureusement, de bons titres tels "Fashion", ou "Wild is the wind", mais aussi des chansons moins courantes, comme "Joe the lion" ou "Red sails".

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Enfin, pour terminer ce rapide tour d'horizon des compilations, "Rare" propose des versions peu courantes de 11 titres de Bowie, notamment des faces B de 45 tours. On y trouve pêle-mêle, la très bonne reprise du "Amsterdam" de Jacques Brel, la version italienne de "Space Oddity", renommée "Ragazza solo, ragazza sola" (???), "Helden", qui est "Heroes" chanté en allemand, etc... Bref, une excellente compilation, qui vu la rareté de certains titres, en fait quasiment un album en soi.

A suivre : les lives !
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